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Interview exclusive de Saint-Nicolas

Le 20 octobre dernier, l’opération de collecte de jouets organisée par les Intercommunales de gestion des déchets dans les recyparcs wallons a permis de récolter quelque 40.000 jouets. Que sont-ils devenus? Notre équipe a enquêté auprès de Saint-Nicolas!

Madgé: Depuis combien de temps collaborez-vous avec les Intercommunales dans le cadre de l’opération de collecte des jouets ?

Saint-Nicolas: Depuis le début bien sûr! La première édition c’était en 2003, je m’en souviens comme si c’était hier. Dès le départ, la participation des citoyens a été au rendez-vous et leur générosité ne s’est pas démentie par la suite. En 16 éditions, ce sont ainsi plus de 650.000 jouets qui ont été récoltés et redistribués. Pas mal, non?

Magdé: C’est un gros travail de récupérer et trier tout ça. Comment faites-vous pour gérer ces jouets en plus de votre travail habituel?

Saint-Nicolas: Ah, mais je ne suis pas tout seul! Si nous pouvons compter sur la générosité des citoyens qui apportent des jouets, nous ne pourrions rien faire sans l’investissement des Intercommunales et des très nombreux bénévoles qui les récupèrent, les trient par catégories d’âge, les nettoient… Des dizaines d’associations collaborent ainsi à l’action à travers la Wallonie. Ce serait impossible sans le travail de tous ces bénévoles. Mille mercis à Brigitte, Bernadette, Murielle, André, Charles, Jean-Claude, Bérangère, Christian, Corinne, Pierre, Serge, Christine… et tant d’autres. Je ne pourrais évidemment pas citer tout le monde, mais ils ont tous en commun cette formidable capacité à donner et à partager.

Je remercie toutes ces personnes pour leur générosité car, sachant que, comme le dit le proverbe indien, « tout ce qui n’est pas donné est perdu », elles sont toutes particulièrement riches!

Magdé: Selon vous, qu’est-ce qui motive les citoyens à donner des jouets et les bénévoles à donner de leur temps pour cette action?

Saint-Nicolas: Tout l’intérêt de cette action, c’est sa double dimension: environnementale et sociale. En donnant, des jouets ou du temps, toutes ces personnes posent un geste en faveur de l’environnement. Ils évitent que des jouets encore utilisables ne dépriment dans un grenier ou, pire, qu’ils deviennent un déchet. Puis le geste est social, car il permet d’offrir à d’autres enfants des moments de bonheur et de joie.

Et puis, aujourd’hui, jeter, c’est démodé! Le réemploi, ça c’est dans le coup!

Les bénévoles qui donnent de leur temps sont souvent de jeunes retraités dynamiques mais tous les coups de main sont bienvenus, surtout au moment de la collecte: amis, familles, même pour quelques heures, le travail ne manque pas. Bien souvent, les bénévoles sont des personnes déjà sensibles à l’entraide en général et investies dans des associations ou des actions à dimension sociale. Des exemples à suivre!

Parmi les citoyens qui viennent donner dans les recyparcs, je suis particulièrement heureux de voir que certains viennent avec leurs enfants. Le soin et la fierté qu’ils ont à offrir leurs jouets en cadeau à d’autres fait vraiment chaud au cœur. Car, finalement, c’est bien de cela qu’il s’agit: faire des cadeaux et donc donner des jouets en bon état, complets, propres et, bien sûr, utilisables par d’autres enfants.

 

Magdé: Quels sont les types de jouets que l’on retrouve le plus dans cette collecte? Y a-t-il des jouets particulièrement représentés?

Saint-Nicolas: C’est très diversifié, du camion de pompier au jeu d’éveil girafe, en passant par le cerf-volant. C’est tout un univers de jeux pour différents âges. Ces jouets suivent un long périple depuis les mains de celui qui donne jusqu’au sourire de celui qui reçoit. Mais une bonne image valant mieux qu’un long discours, découvrez le reportage réalisé à ce sujet sur la zone de Namur.

Magdé: Auriez-vous un message à faire passer aux Intercommunales et aux associations qui travaillent avec vous pour cette action?

Saint-Nicolas: Surtout, continuez! Je serai au rendez-vous l’année prochaine pour les jouets. Mais je sais aussi qu’il y aura d’ici-là la collecte des vélos et, en 2020, celle des livres. Moi maintenant, je vais me reposer un peu et je cède la place à mon collègue, Père Noël, pour vous faire passer de merveilleuses fêtes de fin d’année, pleines de générosité et… sans déchets !