Oui, oui, BISOU, sans "s", vous avez bien lu. Nous n'avons pas de problème avec l'orthographe et on ne vous propose pas d'embrasser le caissier, juste une petite astuce simple et sympa pour reprendre les rênes de sa consommation.

Je voudrais bien mais…

Entre les impératifs du quotidien, les sirènes de la pub et l’équilibre budgétaire, difficile, parfois, de changer ses habitudes de consommation.

« Faire ses courses en circuit-court? Oui, mais je vais devoir faire 5 magasins pour tour trouver (boucher, boulanger, droguiste…). Je n’ai pas le temps, le supermarché c’est beaucoup plus rapide. Faire des cadeaux artisanaux pour les fêtes? Trouver des bonnes idées locales, écologiques, dématérialisées? Le centre commercial sera quand même plus facile pour tout trouver au même endroit.

Mais ça me donne mauvaise conscience… »

Arrêter de vous torturer!

Au contraire, allons-y avec la douceur d’un BISOU, une petite méthode toute simple qui ne requiert qu’une chose: un cerveau pour se poser 5 questions avant d’acheter:

  • B comme « besoin »: en ai-je vraiment besoin? A quel besoin correspond cet achat? Est-ce bien mon choix ou une envie savamment orchestrée par une stratégie marketing?
  • I comme « immédiat »: qu’est-ce qui m’oblige à acheter cela maintenant? Le « tout, tout de suite » est le meilleur allié des achats compulsifs. Différer l’achat en se posant d’abord les questions qui suivent rendent bien souvent « l’urgence » bien moins évidente.
  • S comme « semblable »: n’ai-je pas déjà un produit équivalent? Ou s’il s’agit d’un cadeau, ne fera-t-il pas double emploi pour la personne? Par exemple, est-ce une bonne idée d’offrir un mixer à quelqu’un qui a déjà un robot ménager? Est-ce que la « ultra high résolution » du smartphone dernier cri va vraiment vous apporter un plus par rapport à votre smartphone actuel? On peut multiplier ce type d’exemples quasi à l’infini.
  • O comme « origine »: d’où vient ce produit? A-t-il été fabriqué dans des conditions acceptables (travail des enfants, destruction environnementale…)? Ces informations ne sont pas toujours évidentes à vérifier et vous n’aurez pas systématiquement d’alternative, mais cela vaut le peine de se poser la question et de privilégier, par exemple, certains labels bio, fair-trade…
  • U comme « utile »: ce produit va-t-il m’apporter une réelle utilité? J’ai survécu sans ça jusqu’ici, pourquoi serait-il tout à coup indispensable?

Cela vous demandera un petit effort au début, mais ces 5 questions peuvent vite devenir une habitude qui vous évitera certains achats, ce qui est tout bénef pour le portefeuille, et vous aidera à consommer malin, ce qui est tout bénef pour l’environnement et la santé.

Cette méthode a été inventée par Marie Duboin Lefèvre et Herveline Verdeken, créatrices de la page Facebook « Gestion budgétaire, entraide et minimalisme » et auteures du livre « J’arrête de surconsommer! 21 jours pour sauver la planète et mon compte en banque« .