Actu - Ils valorisent

Les bulles à verre en ont plein les pieds!

Les dépôts sauvages sont l’une des incivilités auxquelles les communes et les intercommunales de gestion des déchets doivent régulièrement faire face. Cela représente un coût non-négligeable qui est au final supporté par… la collectivité. Nous avons décidé d’en savoir plus: enquête auprès d’Hygea.

Environ une tonne par jour

Chaque année, les agents de l’intercommunale Hygea parcourent près de 23.000 km pour nettoyer les sites de bulles à verre. Toutes les semaines c’est la même rengaine, ils retrouvent un amas de déchets en tout genre: du verre, des contenants ayant servi à transporter des déchets et, comble du tout, des encombrants (divan, matelas, vélos, etc.).

Certains citoyens déposent même leurs déchets alors qu’un agent est en train de nettoyer le site… Le bilan annuel est lourd: 260 tonnes de déchets ramassés au pied des bulles, soit près d’une tonne par jour! Ces chiffres sont interpellants et pourtant, ils ne tiennent pas compte des nombreuses quantités de déchets clandestins qui sont collectés par les services communaux en prime.

Combien ça coûte?

La collecte des déchets sauvages, le nettoyage, la réparation ou carrément le remplacement des bulles victimes de tags ou d’incendie, le traitement des déchets ramassées, etc. Tout cela a un coût important qui pourrait être utilisé à d’autres fins. A l’échelle wallonne, ce sont des centaines de milliers d’euros qui sont dépensés chaque année!

La note peut également s’avérer élevée pour les citoyens qui s’adonnent à ce genre de pratique et qui sont verbalisés par la commune. Le montant de l’amende peut en effet monter à quelques centaines d’euros selon les communes.

Un peu de respect!

Au niveau des intercommunales de gestion des déchets, on mise sur la sensibilisation. Objectif: attirer l’attention des citoyens sur l’étendue du problème. Alors, s’il vous plait, un peu de respect pour nos bulles à verre. Ne déposez rien à leurs pieds, ni caisses en carton, ni sacs en plastique, ni encombrants.

Pour tous ces déchets, il existe d’autres solutions de tri et de traitement, bien plus respectueuses de l’environnement et moins coûteuses pour la collectivité.