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Zéro déchet et économie circulaire

Ces deux concepts font l'actualité du déchet, le zéro déchet et l'économie circulaire sont-ils fait pour s'entendre?

De quoi parle-t-on?

Le « zéro déchet » désigne une stratégie, individuelle ou collective, visant à réduire au maximum sa production de déchet à travers les « 4 R »:

  • Refuser ce dont on n’a pas besoin et donc reprendre la maîtrise de sa consommation;
  • Réduire un maximum les déchets de ce dont on a besoin à travers de multiples astuces et habitudes de consommation (DIY pour les produits d’entretien, achats en vrac…);
  • Réutiliser tout ce qui peut l’être (ventes/dons/achats en seconde main, réparation…);
  • Recycler ce qui reste et donc trier afin que les déchets arrivent dans les bonnes filières.

En savoir plus sur le zéro déchet

L’économie circulaire quant à elle s’oppose au modèle d’économie linéaire produire-consommer-jeter en faisant du déchet une ressource pour fabriquer de nouveaux produits. Cela passe évidemment par le recyclage, mais aussi l’éco-conception, les synergies industrielles, l’augmentation de la « réparabilité »…

Concepts incompatibles ou complémentaires?

Sommes-nous dès lors « condamnés » à jeter pour faire tourner l’économie circulaire? Fort heureusement, non, et c’est bien en cela que la démarche zéro déchet prend tout son sens: avant-tout basée sur le principe que le meilleur déchet est celui qui n’existe pas, la démarche zéro déchet est en parfaite cohérence avec la hiérarchie de gestion des déchets définie à l’échelon européen (échelle de Lansink)

Néanmoins, à l’heure actuelle, il est évident que l’on ne pourra pas éviter tous les déchets. L’économie circulaire constitue donc une solution pour une gestion raisonnée des déchets restants afin d’en faire des ressources, en circuit fermé, permettant outre la diminution de la quantité de déchets, de réduire la pression sur les ressources.

 

 

Les deux démarches sont donc bien complémentaires, pour peu que l’économie circulaire ne devienne pas prétexte au greenwashing et à la surconsommation en « bonne conscience ».

Pour aller plus loin dans ce débat, les plus curieux trouveront matière à réfléchir dans « Homo detritus », écrit par le sociologue Baptiste Monsaigeon.